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Tout comprendre sur le phénomène de quiet quitting

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Depuis quelques mois, nous entendons parler du phénomène de quiet quitting. Venant après l’émergence du télétravail / travail hybride puis de la Grande Démission, le quiet quitting ou démission silencieuse est en train de s’exporter en France. 👋

Qu’est-ce que c’est exactement ? Et comment le gérer pour une entreprise ?

Nous vous disons tout sur ce sujet pas si nouveau que ça.

Qu’est-ce que le quiet quitting ?

Bien que le quiet quitting soit traduit par démission silencieuse, il n’en est rien. En effet, les quiet quitters n’ont aucune envie de partir de leur entreprise. Ils ont juste envie de lever un peu le pied en changeant leur rapport au travail. 💤

L’objectif du quiet quitting est donc de ralentir la cadence imposée par l’équipe dirigeante et de refuser de faire plus que ce qui est indiqué sur la fiche de poste. Ce qui signifie, en d’autres termes, limiter ses heures et ne plus laisser le travail envahir la sphère privée.

En partant de ce principe, le but du quiet quitting n’est pas de refuser les heures de travail supplémentaires. Si elles sont payées et acceptées par l’employé, aucun problème. C’est surtout une réelle volonté d’améliorer ses conditions de travail et de faire évoluer, en même temps, le monde professionnel en indiquant aux entreprises d’arrêter d’abuser de leurs salariés. 🙅‍♀️

Pour faire simple : le quiet quitting, c’est la volonté assumée de faire précisément ce pour quoi on est payé et de refuser toutes tâches supplémentaires non rémunérées. Soit faire son job, ni plus ni moins, en évitant de se faire licencier.

Où est apparu le “quiet quitting” ?

Popularisé par une vidéo américaine publiée sur Tiktok juste après la crise sanitaire, il semble pourtant que ce phénomène de démission silencieuse vienne de Chine. En effet, en 2021, le hashtag #TangPing a fait son apparition. Pouvant être traduit par « rester allongé », il démontre la volonté des jeunes générations chinoises de ne plus accepter les codes du monde du travail de leur pays.

Il faut rappeler que, là-bas, il est courant de travailler de 9h du matin à 21h, 6 jours sur 7. 📅 Ainsi, cette nouvelle tendance dénote une réelle envie de changer le monde professionnel.  

À noter : le quiet quitting est, selon certains, une suite logique de la Grande Démission. En effet, aux USA, the Great Resignation a pris une véritable ampleur entraînant plus de 4 millions de démissions dans le pays.

Pourquoi le quiet quitting ?

En prenant un peu de recul, on remarque que le quiet quitting n’est pas vraiment une nouvelle tendance. En effet, apprendre à dire non et à refuser certaines tâches si elles ne font pas partie de notre contrat de travail ne devrait pas poser de problème. Si l’entreprise ne peut assumer son surplus d’activité, elle n’a pas à le reporter sur ses salariés. Elle doit embaucher. 🤝🏽

Toutefois, ce que nous venons d’annoncer n’est que de l’ordre de la théorie. Et les nombreux burn-out ainsi que la désillusion des travailleurs montrent que la vérité est toute autre. D’ailleurs, différentes études indiquent que le bien-être au travail ainsi que l’engagement des travailleurs est en chute libre. 📉

C’est le cas, entre autres, de l’étude du cabinet Gallup qui montre que seuls 6% des actifs sont dévoués à leur mission tandis que 25% seraient totalement désengagés.

Ce faisant, le quiet quitting, bien plus qu’une nouvelle tendance, est surtout une forme de résistance afin d’en finir avec le modèle de travail de nos parents et grands-parents. Aujourd’hui, les salariés veulent beaucoup plus qu’un salaire élevé pour se sentir bien dans leur entreprise. Ils veulent de la reconnaissance et, surtout, un réel équilibre vie professionnelle/vie personnelle. ⚖️

Ici encore, la pandémie a été un accélérateur à ce phénomène en imposant le télétravail à tout le monde. En effet, durant ces confinements forcés, certaines personnes ont commencé à se poser des questions à la fois sur leur qualité de vie et sur leur poste. Ce qui a entraîné, pour un certain nombre, une démission et, pour d’autres, un désengagement et une baisse de motivation plus ou moins importante. 😟

Portée par la jeune génération, pour une entreprise, il serait dangereux de ne pas prendre conscience de cette nouvelle vague qui risque de faire des dégâts si elle n’est pas gérée au mieux.

outil onboarding

Employeurs : Comment gérer le phénomène de quiet quitting

Avant tout, pour un employeur, il faut comprendre les fondements de cette crise du quiet quitting. Surtout si vous y êtes sujet. Si vous sentez que vos collaborateurs sont moins investis qu’avant (par exemple : un employé refuse tout à coup les heures supplémentaires), il faut agir sans attendre avant que certains n’envisagent de quitter leur emploi.

À noter : même si votre entreprise ne semble pas être touchée par ce phénomène, rien n’empêche d’agir de façon préventive.

Avant toute chose, il faut retrouver la confiance de vos équipes (ou vous assurer que cette confiance soit toujours là). Il sera donc nécessaire de mettre en place des moments d’échange en toute liberté avec vos équipes de façon collective et individuelle. Cela donnera l’occasion de connaître le ressenti de vos salariés et, donc, d’analyser les problèmes éventuels. En parallèle, vous pouvez aussi demander à un acteur extérieur de réaliser un audit. 📄

Une fois ces problèmes mis à jour, il faut être capable de se remettre en question et de reconnaître ses erreurs. Cela afin de rétablir la confiance perdue et retrouver une ambiance de travail saine et agréable pour tous. Évidemment, des excuses ne suffisent pas. Il faut, en parallèle, mettre en place des actions à court et long terme en établissant une liste de priorités. ✔️

Pour vous aider, vous pouvez vous munir d’un outil de parcours collaborateur telle qu’une plateforme RH relationnelle. Notre outil, par exemple, vous offre la possibilité de créer des programmes sur-mesure pour chaque collaborateur de l’onboarding à l’offboarding afin de créer la meilleure expérience collaborateur possible. Ce qui réduit le turn-over et améliore la fidélité de vos équipes. 👍

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